Unite.ci : À Anyama, au quartier Cafop, situé entre le village Ahouabo et Anyama-Adjamé, l'exaspération des populations atteint son paroxysme. Depuis plusieurs années, plus de 1 000 habitants sont confrontés à des coupures récurrentes d'électricité qui perturbent gravement leur quotidien et les plongent dans une situation devenue difficilement supportable.
À la tombée de chaque nuit, les mêmes inquiétudes ressurgissent. Entre les denrées alimentaires qui se détériorent faute de réfrigération, les activités génératrices de revenus paralysées, les élèves contraints d'étudier dans des conditions précaires et l'insécurité qui s'accentue dans l'obscurité, les conséquences de ces interruptions répétées de courant sont nombreuses et affectent profondément la vie des riverains.
Face à cette crise persistante, les responsables du quartier affirment avoir entrepris de multiples démarches auprès des structures compétentes afin d'obtenir une solution durable. Cependant, malgré les nombreuses alertes et sollicitations adressées aux autorités concernées, le problème demeure entier.
Selon plusieurs habitants, les responsables communautaires sont régulièrement obligés de contacter le numéro vert 179 de la Compagnie Ivoirienne d'Électricité (CIE) pour espérer un rétablissement temporaire de l'alimentation électrique, souvent limité à quelques heures seulement.
À chaque signalement, les populations reçoivent généralement la même réponse des services techniques : « Nos équipes sont informées de la situation dans votre secteur suite à un incident sur le poste qui vous alimente. Nos techniciens œuvrent à vous apporter une assistance dans les plus brefs délais. La CIE vous prie de l'excuser pour les désagréments que cet incident pourrait occasionner. »
Si les habitants saluent la disponibilité des équipes techniques, ils peinent néanmoins à comprendre pourquoi cette situation perdure depuis si longtemps. Leur incompréhension est d'autant plus grande que les quartiers et villages voisins continuent de bénéficier d'une fourniture électrique relativement stable.
À bout de patience, les populations du quartier Cafop lancent un appel solennel aux autorités administratives, municipales ainsi qu'aux responsables du secteur de l'électricité afin qu'une solution définitive soit apportée dans les meilleurs délais.
« Nous aspirons simplement à bénéficier des mêmes conditions de vie que les autres quartiers. Nous ne pouvons plus continuer à subir cette situation au quotidien », déplore un habitant, visiblement lassé par des années de difficultés.
Pour les habitants du quartier Cafop, l'accès régulier à l'électricité n'est plus seulement une revendication, mais une nécessité vitale. Ils espèrent désormais que leur cri de détresse sera entendu et qu'une réponse concrète viendra enfin mettre un terme à ce long calvaire.
OJL
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