Uniteci.com : La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) a salué, lundi 4 mai 2026 à Abidjan, les « avancées importantes » enregistrées dans la lutte contre la corruption au cours de l’année 2025. Elle a toutefois appelé à « redoubler d’efforts » face à des défis persistants, à l’occasion d’une réunion consacrée au bilan annuel et aux perspectives.
« Ces acquis, bien que significatifs, doivent être appréciés à l’aune des défis qui subsistent », a déclaré M. Diamoutené Oumar à l’ouverture des travaux du Comité technique du Programme national de lutte contre la corruption 2025-2028.
S’exprimant au nom du président de la HABG, Zoro Bi Balo Épiphane, il a mis en avant la mise en œuvre, en 2025, d’un plan de travail comprenant 25 actions et 45 activités. Celui-ci a notamment permis de renforcer le cadre normatif, d’intensifier les campagnes de sensibilisation et d’appuyer les structures de contrôle.
Adoptée en Conseil des ministres en juin 2024, la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2024-2028 s’articule autour de cinq axes majeurs, parmi lesquels figurent le renforcement du cadre juridique, l’intensification des contrôles et la promotion d’une administration publique intègre.
Le responsable a également rendu hommage au président ivoirien, Alassane Ouattara, saluant une « volonté politique affirmée » qui a permis d’ériger la lutte contre la corruption en « priorité des politiques publiques ».
Sur le plan international, la Côte d’Ivoire occupe la 76e place sur 182 pays dans l’Indice de perception de la corruption publié en février 2026 par Transparency International, avec un score de 43 sur 100, en légère baisse par rapport à l’année précédente.
« Ces résultats nous interpellent collectivement », a souligné M. Diamoutené, appelant à renforcer les mécanismes de transparence et à accélérer les réformes afin d’améliorer à la fois « la perception et la réalité de l’intégrité » dans le pays.
Cette réunion de deux jours doit permettre d’évaluer la mise en œuvre du programme en 2025 et de définir les priorités pour 2026, dans un contexte où les autorités entendent consolider les acquis et renforcer la coordination entre les différents acteurs.
La lutte contre la corruption « exige la mobilisation de tous », a insisté le responsable, évoquant l’implication nécessaire des institutions publiques, du secteur privé, de la société civile et des partenaires internationaux.
OJL
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