Unite.ci, Abidjan : Ce dimanche 19 avril 2026, une effervescence particulière régnait au siège de l’Église Évangélique l’Assemblée des Saints (EEVAS), niché dans le secteur Saint-Viateur, à la Riviera Palmeraie, non loin du collège La Pérouse. Fidèles, responsables et curieux s’y sont donné rendez-vous pour un masterclass pas comme les autres, placé sous un thème interpellateur : « Le chrétien et l’entrepreneuriat ».
À la tribune, une voix engagée et sans détour : celle de l’Apôtre Dr Blandine Esther, présidente fondatrice de ladite église. Pendant plusieurs heures, elle a tenu en haleine son auditoire avec un message à la fois spirituel, pragmatique et profondément ancré dans les réalités socio-économiques de la Côte d’Ivoire.
D’entrée, l’oratrice plante le décor : un pays riche en ressources, une Église dynamique, des enseignements spirituels abondants — guérison, délivrance, salut — mais paradoxalement, une grande partie des fidèles continue de vivre dans la précarité et la dépendance financière. Pour elle, ce décalage traduit un déséquilibre inquiétant entre la foi professée et l’action concrète dans la société.
« Il ne suffit pas de prier, il faut aussi produire », martèle-t-elle, appelant à une prise de conscience collective.
Au cœur de cette masterclass, un objectif clair : provoquer un changement de mentalité. L’Apôtre insiste sur la nécessité pour les chrétiens de sortir d’une posture d’assistanat pour embrasser pleinement leur responsabilité individuelle.
Elle invite ainsi les participants à :
développer leur intelligence et leur sens de l’initiative,
considérer l’entrepreneuriat comme une extension naturelle de leur foi,
rompre avec la passivité,
et devenir des acteurs économiques capables d’impacter leur environnement.
Pour elle, Dieu ne se limite pas à bénir ; Il équipe. « Il donne la vision, la capacité et les ressources nécessaires pour réussir », affirme-t-elle avec conviction.
L’un des moments forts de la rencontre reste le témoignage personnel de l’Apôtre. Avec simplicité, elle retrace son parcours, débuté par de modestes activités génératrices de revenus — vente de glace, petit commerce, coiffure — avant de s’élargir progressivement vers des initiatives économiques plus structurées.
Un récit qui fait écho dans la salle, suscitant à la fois admiration et espoir. Son message est limpide : la réussite n’est pas réservée à une élite, elle est accessible à tous, à condition d’allier foi, discipline et vision.
Au fil de son intervention, elle partage plusieurs principes fondamentaux :
cultiver une vision claire, inspirée par Dieu,
commencer avec les moyens disponibles, sans attendre des conditions idéales,
persévérer malgré les obstacles,
et considérer le travail comme un instrument de bénédiction divine.
Des conseils concrets, ponctués d’exemples pratiques, qui ont trouvé un écho particulier auprès d’un public attentif et interactif.
Au-delà de cette journée, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par l’EEVAS : former une nouvelle génération de chrétiens autonomes, productifs et capables de créer de la richesse.
L’ambition est claire : bâtir une communauté de croyants qui ne se contente pas de vivre leur foi dans les lieux de culte, mais qui la traduit en actions concrètes, visibles et bénéfiques pour la société.
À Riviera Palmeraie, ce dimanche, le message est passé avec force : la foi et l’entrepreneuriat ne sont pas opposés. Bien au contraire, ils peuvent ensemble devenir un puissant levier de transformation individuelle et collective.
OJL
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