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Côte d’Ivoire : l’Accès à l’information et le Très Secret-Défense expliqué par l’armée

Côte d’Ivoire : l’Accès à l’information et le Très Secret-Défense expliqué par l’armée

La Commission d’Accès à l’Information d’intérêt public et aux Documents Publics (CAIDP), une Autorité Administrative Indépendante, créée par la loi n°2013-867 du 23 décembre 2013, a organisé ce jeudi 28 mars 2019 sa première tribune dédiée aux débats sur l’accès à l’information et de documents d’intérêt public. Cet espace d’échange qui se veut être un instrument de promotion de la démocratie participative et de la bonne gouvernance, devrait permettre, selon l’institution (CAIDP), de recueillir les critiques et observations des participants (organismes publics et les citoyens) pour la mise en œuvre effective des dispositions de cette loi.

Pour la CAIDP, explique, son Secrétaire Général, KONE Mamadou, engager un tel débat participatif et inclusif sur l’accès à l’information d’intérêt public, non seulement permettra d’informer les usagers sur l’opportunité et les enjeux de la loi relative à l’accès à l’information en les incitant à s’en servir, mais surtout permettre aux organismes publics, de mieux comprendre l’esprit et les mécanismes de ladite loi, de sorte à les emmener à rompre avec la tradition du secret et la rétention systématique de l’information publique.

Premier à se prêter à cet exercice ; la grande muette qui s’est prononcer sur le thème : « Accès à l’information et le secret-défense ». Les deux panelistes, le colonel à la retraite, Békoin Mian et le colonel Abinan, chef de la communication des services de l’armée, tous commissaires à la CAIDP, ont indiqué que pour des principes de sécurité du pays, l’armée a sérié l’information en quatre catégories. Le Très Secret-Défense qui est une atteinte à la sûreté de l’Etat ; le Secret-Défense ; le confidentiel Défense et la diffusion restreinte. L’auteur de la publication d’une information classée des ces différentes catégories s’expose à des poursuites pénales prévues par le code pénal.       

« Qui peut prévoir les conséquences collatérales d’une information rendue publique dans les médias sur la vie de l’Etat et la cohésion sociale ? », s’est interrogé le colonel Abinan rappelant qu’une guerre ne se gagne qu’avec des hommes solidaires, aussi bien dans l’armée que dans la société, par la communication et évidemment les armes. « Si dans une publication, un journaliste donne la position, le nombre du contingent, la quantité et la qualité des armes à utiliser dans un assaut contre l’ennemi, il est de tout évidence que cette opération connaitra un échec cuisant », a-t-il souligné. Face donc aux journalistes et à la société civile, la grande muette invite des acteurs de l’information à peser les contours des conséquences collatérales qu’une diffusion de l’information sur leur armée peut engendrer dans la vie de la nation avant de la rendre public.

Ce débat voulu par la CAIDP va se poursuivre, promet le SG de l’institution, avec d’autres invités afin de permettre une plus grande appropriation de la loi par les populations afin de contribuer à l’avènement de la promotion de la démocratie et aux actions de la bonne gouvernance.

JEN

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