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Changement climatique et préservation des Océans : Le ministre Joseph SEKA SEKA partage l’expérience ivoirienne

Changement climatique et préservation des Océans : Le ministre Joseph SEKA SEKA partage l’expérience ivoirienne

Sur invitation de son homologue, Mme Marie Christine MARGHEM, Ministre fédérale belge de l’Energie, Environnement et Développement Durable, le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, le Professeur Joseph Séka SEKA, a participé à la Conférence de haut niveau sur les Changements Climatiques et la Préservation des Océans qui s’est tenue à Bruxelles le mardi 19 février 2019 au Palais d’Egmont.

Trois panels ont meublé cette conférence qui portaient sur : « Impacts du changement climatique sur la biodiversité des océans », « Comment concilier énergie des océans et conservation marine ? » et « Réduction des émissions des gaz à effet de serre issus des navires » au cours duquel le Ministre a fait une intervention.

Les intervenants ont été unanimes sur le lien étroit entre le changement climatique et les océans car ces derniers constituent un puits de carbone. Cependant, compte tenu du réchauffement climatique cette fonction d’absorbeur de CO2 est compromise et impacte négativement la biodiversité marine. De plus, les émissions issues de la navigation marine qui représentent actuellement 2 à 3% des émissions mondiales devraient augmenter et atteindre 17% d’ici 2030 compte tenu du trafic qui va s’intensifier. Ainsi, l’Organisation Maritime Internationale a adopté sa première stratégie en 2017 qui mentionne la réduction des émissions des gaz à effet de serre issues des navires de 50% en 2050 par rapport à 2008. Monsieur le Ministre, lors de sa prise de parole, a rappelé l’importance que constitue la navigation maritime non seulement pour notre économie mais aussi pour celle des pays de l’interland comme le Mali, le Burkina Faso. Il a insisté sur l’adéquation qui doit être faite entre la réduction des émissions des gaz à effet de serre des navires et l’économie marine sachant, par exemple, que le port autonome d’Abidjan génère 85% des recettes douanières et contribue à 70% du produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire. Monsieur le Ministre a présenté des solutions qui doivent être mise en œuvre pour atteindre cet objectif de -50% des émissions en 2050 comme : le développement de technologies propres et de carburants propres en synergie avec la recherche scientifique, le principe de pollueur-payeur, la réduction de la vitesse à l’entrée des ports. Ces propositions ont fait l’objet d’intenses discussions et ont été approuvées par les participants. Cette conférence de haut niveau a permis de mettre en exergue l’urgence d’action dans un environnement où il y a de l’espoir pour vaincre ce changement climatique.

En marge de cette conférence (le lundi 18 février 2019), le Ministre ivoirien en charge de l’Environnement a participé à deux rencontres majeures dans le cadre de la diplomatie environnementale.

A ce niveau, il a échangé avec M. Francis GUGLIELMETTI, Directeur de Technology Service Environnemental (TSE), sur les perspectives d’opérationnalisation de la station de mesure de la qualité de l’air acquise par le CIAPOL en 2017. Cela va se traduire par la formation de techniciens qualifiés pour les mesures, le suivi et l’entretien du matériel.

La deuxième rencontre organisée par « OCEAN Pathway Partnership », a porté sur le rôle des océans dans l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Ce fut l’occasion pour Monsieur le Ministre de rappeler le rôle de l’écosystème marin dans cette lutte contre les changements climatiques. Il a rappelé que l’océan peut nous permettre d’atteindre l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre en absorbant le CO2 mais aussi en l’utilisant comme source d’énergie renouvelable (énergies marémotrices). Cependant, il ne faudrait pas oublier que les océans sont la cause du phénomène d’érosion côtière que les cotes dont la cote ivoirienne, longue de 550 kilomètres, subit. Pour accroitre la résilience de nos côtes et faire à ce phénomène d’érosion côtière, la Côte d’Ivoire comme d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Bénin, Togo, Sao Tomé et Principe et Mauritanie) ont lancé le projet WACA (West Africa Coastal Areas).

Notons que cette conférence de haut niveau sur les changements climatiques et la préservation des océans s’est achevée par la signature de la Déclaration de Bruxelles qui renforce le cadre de lutte contre les changements climatiques en rappelant les engagements des pays en matière de lutte contre les changements climatiques tout en proposant la prise en compte des océans pour l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris sur le Climat et le rehaussement de nos ambitions conformément au rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’une augmentation de la température à 1,5°C.

Sercom MEDD

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